TRIPPIE REDD

Il en fallait forcément une pour la Triperie Rougeoyante. Le vilain gremlin émo de ce rap jeu. L’ancien buddy de la balance arc-en-ciel. Le hurleur viscéral. La discographie de Trippie Redd est en dents de scie mais il est capable de coups d’éclats vraiment exceptionnels. Seulement le problème c’est que son style est épuisant à écouter. Ses envolées vocales il faut les supporter.

Sur A Love Letter to You 4, s’enquiller les 21 tracks d’un coup relève du prodige. J’espère vraiment que cette tendance au data dumping qui tient au corps l’industrie de la musique finira par s’essouffler à un moment donné. Je veux bien entendre que parfois, lorsque c’est justifié, un album peut dépasser admettons les 20 morceaux. Mais si ça ne l’est pas et qu’on force 3, 4, 5 fillers ou plus seulement pour faire du chiffre en termes de streaming… C’est au final se tirer une balle dans le pied car ça ne fera que gonfler les chiffres de la première semaine: ensuite les auditeurs auront soit la flemme de revenir à l’album soit auront fait leur écrémage eux-mêmes, et il sera plus sévère que celui que l’artiste et son A&R auraient pu (dû) faire en structurant la tracklist et en arrangeant le sequencing. Respectez un peu nos déficits d’attention en puissance!!!

BIG 14 KNOWHUTTHEFUCKGOINON

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