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SWAE LEE

Le plus jeune des deux frères de Rae Sremmurd, à l’instar d’André 3000 dans Outkast (et pardonnez-moi cette comparaison que je sais hautement blasphématoire), est celui du duo qui est le plus souvent loué et présente le plus gros star potential. Le data dumping que fut RA3 SREMMURD aura au moins servi à souligner qu’au final, le talent de Swae n’était pas non plus une garantie quant au fait qu’il produise des hits infaillibles. S’il a propulsé Unforgettable au rang de hit mondial, Swaecation aura eu plus de mal à convaincre. Bien sûr, Swae est doué pour créer des refrains catchy et des mélodies entêtantes. Bien sûr il peut sonner comme un petit ange qui a trop écouté LMFAO. Mais ce que les gens auront retenu de son album, c’est surtout Offshore et la performance interstellaire de Thug.

Swae a donc beaucoup à prouver avec son prochain album solo. De grosses attentes pèsent sur lui, bien plus que sur son frère. Ce n’est pas pour dire qu’il n’a que des ratés en solo: son morceau Sunflower avec le cendrier humain orné de gribouillis préféré des jeunes suprémacistes blancs américains, Post Malone, apparu dans le film The Spiderverse, fut un énorme succès. D’ailleurs, il faut parler de cette association improbable qu’est Swae Lee et Post Malone. Ces deux-là s’adorent vraiment on dirait bien. Les Laurel et Hardy millenials. Ils ont enregistré un paquet de morceaux ensemble au cours des 2 dernières années. Vraiment hâte d’entendre Swae Lee harmoniser sur un sample de Bob Dylan tandis que le postier texan chantonnera à propos de gober des Percs avec des groupies qui font leur possible pour passer outre son odeur de renard mort pour avoir un sac Birkin.

Voici donc MISSISSIPI SMOKING, de Swae Lee.

LIL KEED

L’arbre généalogique en haut duquel Lil Wayne se situe, et dont le descendant direct, le nouveau patriarche de la famille, est Young Thug, est désormais extrêmement vaste. Ses racines s’étendent non seulement à travers tous les Etats-Unis, mais également dans le monde. Partout on entend des rappeurs tenter de se démarquer en tentant de faire ressortir leur bizarrerie en forçant sur leurs cordes vocales et en abusant des pitchs aigus. Partout des types essaient de sonner comme des aliens drogués jusqu’aux capillaires pour ajouter une plus-value à leur musique. Même en France on ressent chez pas mal de rappeurs l’influence de Young Thug.

Ce qui distingue Lil Keed des artistes à qui je fais allusion plus haut, c’est que d’une part il a grandit sur Cleveland Ave, soit la même rue qui nous a donné Thug. C’est un stan absolu qui est parvenu à entrer dans le cercle de son idole pour apprendre directement à la source, et qui en a fait son mentor. Et de tous les jeunes qui tentent, intentionnellement ou non, d’émuler le style de Thug, et en ce faisant, espèrent développer leur propre style, Keed est un des mieux placés. Effectivement, à ses débuts, c’était une pâle copie de son père spirituel, mais depuis Long Live Mexico, son dernier projet en date, on remarque qu’il commence tranquillement à muer vers quelque chose de plus authentique. De la même manière que Thug sonnait comme une copie de Wayne à ses débuts puis a évolué. C’est comme ça que ça doit se passer. Il n’y a rien de foncièrement répréhensible à émuler ses idoles, mais il ne faut pas que cela dure éternellement. A un moment donné faut commencer à s’assumer.

Le self-proclamé studio junkie qu’est Lil Keed enregistre effectivement énormément et vit au studio. C’est littéralement devenu une culture dans la famille et à Atlanta, qui a évidemment commencé à se propager en dehors du bel Etat de la Géorgie. De fait, je ne vous fais pas de dessin, le schéma est le même que Gunna: entouré de producteurs très en vogue, proche du GOAT, sa musique est fatalement très convoitée, ce qui explique la quantité constamment leakée. Voici donc BLEVELAND’S FINEST de Lil Keed.

KANYE WEST

Honnêtement, je sais plus vraiment comment parler de ce type. Il est probablement l’artiste le plus polarisant de la décennie, tous genres confondus, là ou la décennie précédente il était plus ou moins simplement le meilleur. C’est un véritable cas d’école. En termes de psychologie, en termes de perception sociale, en termes d’évolution musicale aussi.

Dans une ère de l’information où tout finit par se savoir, où tout le monde peut s’exprimer, se rassembler, protester, et diffuser des concepts nouveaux, les lignes se brouillent. Tout le monde peut être surveillé et monitoré. Chacun des faits, gestes et paroles des figures publiques (et privées pour ce que ça vaut) sont épiés, analysés, et jugés. Les hommes politiques, par exemple, sont particulièrement sur la sellette. Et à raison. Dès que l’un d’eux commence à se faire connaître, se présente à une élection ou obtient une place importante au sein d’un quelconque organisme d’Etat, son passé est passé au crible. De la même manière pour les musiciens: lorsqu’un artiste perce, on va creuser sur son fil Twitter, son blog, son Instagram et compagnie, pour voir s’il n’avait pas de propos ou de comportements problématiques. C’est en partie lié à la fameuse cancel culture. Ce qui nous amène à la distinction entre l’être humain, et le professionnel.

La question inévitable: doit-on les séparer? Lorsqu’il s’agit d’un homme politique, à l’image de Donald Trump, la plupart des gens dotés d’un cerveau fonctionnel comprennent que l’humain comme le professionnel sont des fils de pute. Quand on parle de R. Kelly, l’opinion publique s’est accordée sur le fait que même si sa musique a bercé bon nombre de personnes, l’humain est un horrible monstre qui mérite son incarcération. Quant au cas de Roman Polanski, qui à l’heure où j’écris ces lignes est en pleine non-campagne médiatique pour son nouveau film J’Accuse, visiblement, c’est plus délicat. On se retrouve avec des Morano et des Finkielkraut qui éructent des logorrhées abominables dans les médias pour tenter de défendre l’homme. De l’autre côté, sur Twitter, les avis sont clairs: mort aux pédophiles (et aux porcs, mais on s’égare), on va pas voir son putain de film. Il m’est récemment arrivé de parler du film avec une amie, qui m’a affirmé qu’elle n’avait pas de mal à séparer Polanski le sodomisateur de jeunes enfants et Polanski le réalisateur de génie. C’est un sujet qui divise. Qui pousse les gens à vraiment explorer leur propre perception des autres, de ce qui est acceptable ou pas, et de leur capacité à compartimenter.

Plus avant. Prenons le cas d’XXXTentacion. Personnellement, j’ai dès le départ été charmé par sa musique, lorsque mes amis et moi l’avons découvert fin 2014. Mais déjà, à l’époque, son caractère abrasif et impulsif nous faisait nous intriguer. Lorsque l’affaire de violence domestique a éclaté et que ses troubles judiciaires se sont intensifiés, nous en avons longuement débattu. Nous en sommes arrivés à un curieux status quo: on allait continuer à écouter ses oeuvres précédentes comme ses oeuvres futures, mais on s’accordait tous sur le fait que c’était un enculé de première qui tabassait les femmes. Maiiiiiiis d’un autre côté on savait aussi que toute l’histoire n’était pas claire et qu’il y avait peut-être aussi des éléments du côté de la victime qui étaient faux ou exagérés. Donc on était vraiment dans les choux. Durant l’année avant son assassinat, on a tous vu que le petit était sur son chemin de croix, qu’il essayait de se repentir pour ses actes passés, qu’il faisait des actes de charité en veux-tu en voilà, qu’il tentait d’adoucir les moeurs de ses fans les plus déprimés. Est-ce suffisant?

Le but ici n’est pas de tenter de répondre à ce genre de question. Le but est plutôt d’explorer notre seuil de tolérance. À quel moment se dit-on: non, là vraiment, ce gars-là, j’adore ce qu’il fait, mais là c’est stop. Evidemment, nos différents seuils de tolérances sont définis par des choses comme nos socialisations primaires et secondaires, nos valeurs et principes, etc. Donc tout le monde ne va pas pouvoir encaisser les mêmes choses de la même manière. Eh bien pour le cas de Kanye West, la situation est un melting pot des différents exemples que j’ai énoncé plus haut. Il est l’un des artistes rap comptant le plus de classiques à sa ceinture. Il est l’artiste noir qui a ouvertement défendu et supporté Donald Trump en portant une casquette MAGA. Il est l’artiste qui a redéfini les codes du rap à plusieurs reprises. Il est l’artiste qui a une fois rappé qu’il voudrait bien baiser ses belles-soeurs. Il est l’artiste rap qui a défoncé les portes du monde de la mode et a réussi à s’y faire une place, chez Louis Vuitton, Nike ou Adidas. Il est la personne publique noire qui a une fois dit que ces 400 années de calvaire que furent l’esclavage étaient un choix. Il est l’un des plus grands producteurs de tous les temps, qui a donné un souffle nouveau à Roc-a-Fella, et a (re)lancé la carrière d’une multitude d’artistes désormais très grands. Il est un des artistes qui a défendu Bill Cosby lorsque celui-ci était accusé de multiples viols.

Après le game-changer que fut YEEZUS, la carrière de Kanye West a très clairement décliné. Il est peu à peu devenu un zélote chrétien, parallèlement bien sûr à son endorsement de Donald Trump, et est devenu fasciné par le gospel. Il a eu de gros troubles mentaux qui ont donné vie au pire album de sa carrière, YE. Et maintenant, il a amorcé le plus gros rebranding de sa carrière, avec ses Sunday Services, et affiche désormais sa foi inébranlable en Dieu, tout en imposant des règles absolument délirantes à sa femme et ses enfants. Le point culminant? Jesus Is King, son dernier album en date. Qui arrive après plusieurs annonces d’albums (Yandhi, Turbo Grafx16, etc…) dont certaines sessions ont fuité sur le web tout au long de l’année 2019.

THE MAGA YE COLLECTION vise donc à reprendre toutes ces fuites dans une compilation évolutive. J’ai également pris la liberté d’ajouter en plus l’intégralité des versions originales et démos de l’artiste ayant fait surface depuis 2009, dans une compilation séparée, sobrement et perspicacement intitulée Unreleased Demos. Enfin, tant qu’à faire, vous trouverez également un 3ème dossier qui lui, reprend tous les morceaux sortis durant les légendaires GOOD Fridays ayant mené à la sortie de My Beautiful Dark Twisted Fantasy pour votre bon plaisir.

FUTURE

Future est d’ores et déjà une légende. D’ailleurs, il l’est depuis la sortie de Monster. Il aurait pu s’arrêter là que ça aurait été suffisant. Mais non, ce brave Nayvadius est tellement bon qu’il a au contraire passé la vitesse supérieure, alors que personne ne pensait qu’il existait des leviers avec une telle capacité. Le reste c’est l’Histoire. Prenons un instant pour apprécier son formidable run entre 2014 et 2016. Cependant, j’aimerais également rétablir la vérité, ou du moins rappeler à ces jeunes ignorants qu’avant Monster, Future était déjà très grand.

Dès la sortie de 1000, en 2010, on pouvait voir les prémices d’une grande carrière et d’un artiste ayant le potentiel de s’inscrire parmi les plus grands. Future, c’est aussi True Story, Streetz Calling, Astronaut Status, Free Bricks avec Gucci ce Mane, et évidemment, Pluto, son premier album studio. Ce dernier l’a séparé de ses camarades trap par sa capacité à jongler très habilement entre piège musique énervée et nihiliste à souhait, et R&B fragile et sensible. Dès lors, le monde a su que l’homme auparavant connu sous le nom de Tête de Viande (Meathead, surnommé ainsi par les grands messieurs de la Dungeon Family) ne comptait pas se laisser placer dans un seul et unique registre. Il comptait bien utiliser sa voix unique et ses ambitions démesurées pour prouver la polyvalence de la nouvelle génération d’Atlanta.

Puisque Future est vite devenu une figure culte, chacune de ses sorties est très attendue. Et les fans en veulent toujours plus, puisqu’il a pour habitude de sortir plusieurs projets chaque année. Tout comme son mentor Gucci Mane, et son désormais frérot Young Thug, c’est une machine qui enregistre morceau sur morceau. Je vous épargne donc le couplet sur pourquoi tant de musique de lui fuite sur le web.

Cette compilation contient 3 dossiers: un premier reprenant tous les loosies et leaks entre 2012 et 2017, un second pour l’année 2018, et enfin un pour l’année 2019. Craquez donc un sceau.

LIL WAYNE

Weezy F. Baby, et le F c’est pour Fénoménal. Falafel. Formidable. Evidemment, si on parle de liens de parenté, Wayne a encore plus d’enfants indirects que des rappeurs plus contemporains comme Thug ou Keef. Son influence est bien plus profonde, étant donné qu’il rappe depuis maintenant 22 ans, depuis ses débuts avec les Garçons Chauds de la Nouvelle-Orléans. Le nombre de rappeurs qui le citent comme leur idole ou une de leurs principales influences est littéralement incalculable.

Il a lancé bon nombre de tendances, qu’il sera ici inutile de repréciser. Je voudrais simplement appuyer sur une en particulière: sa productivité effrénée, notamment entre 2005 et 2009, et son prodigieux run, entre albums loués par la critique et commercialement monstrueux, et ses nombreuses mixtapes où il dévorait les prods d’autres rappeurs, se les appropriant totalement. Au même moment, un autre studio junkie, Gucci Mane, exerçait le même genre de pression en rafalant mixtape sur mixtape. A eux deux, ils ont redéfini la manière de sortir de la musique pour les rappeurs. Ils ont totalement fait fi du rythme habituel, selon lequel un artiste devait prendre généralement 1 ou 2 ans pour produire et sortir un projet. Ils vivaient en studio, enregistraient toute la sainte journée, et dès que la musique était prête, elle était libérée. Des précurseurs. Ils ont donc inspiré ceux qui ont suivi, notamment les petits jeunes, à eux aussi repenser la façon dont ils enregistraient.

Lorsqu’un artiste est si prolifique, forcément, les morceaux s’entassent sur les disques durs. Et si l’artiste en question est quelqu’un avec une grosse hype, forcément, une certaine convoitise envers ces morceaux se matérialise. Si c’est l’épisode des Bleaks de Thug qui a réellement lancé le phénomène des leaks récurrents, c’est celui du leak prématuré des sessions de Tha Carter III qui le premier lui a donné vie. Bien sûr, on se souvient aussi du leak d’I Am de Nas en 1998, mais c’était juste avant l’époque internet. Car aujourd’hui, les leaks surviennent sur internet. Entre larcin de fichiers mp3 et trading, jusqu’à l’upload sur un hébergeur, sans internet, ces fuites seraient beaucoup moins communes et se répandraient surtout beaucoup moins facilement.

Puisqu’une fois n’est pas coutume, depuis le leak des sessions de Carter III, Wayne a également vu les sessions de Velvet, un album qui a maintenant été mis de côté, fuiter dans les internet rues. Ce Velvet avait initialement été annoncé par Mack Maine en 2017, qui avait indiqué qu’il devait voir le jour après Tha Carter V. Fast forward to 2018 et ces sessions fuitent sur internet. Enfin, à propos de Carter V, cette jadis arlésienne du rap qui a finalement vu le jour en septembre 2018. L’album, annoncé pour la première fois en 2013, a mis 5 ans à être sorti, pour des raisons légales provenant des tensions entre Birdman et Wayne. De fait, en 5 ans, plusieurs versions de l’album et des dizaines de morceaux ont été produits. Eh bien, pendant l’été 2019, les sessions originales de Carter V ont elles aussi fuité sur internet.

La compilation ci-dessous reprend donc d’une part les sessions de Carter III, ainsi que celles de Velvet, et enfin celles de Carter V. J’ai également ajouté la douzaine de « Lost Grails » qui a été décoffrée tout début janvier 2020, qui consiste principalement en des chutes de studio des sessions IANAHB 2, donc cira 2013. Pour votre bon plaisir.

PLAYBOI CARTI

Encore un prodige d’Atlanta qu’on ne présente désormais plus. Si j’étais un de ces ramasse-merde réactionnaire qui réfère à certains courants du rap actuel via l’adjectif « mumble » en faisant les gros yeux, Garçon Joueur Carter serait pour moi Lucifer incarné. Je dois toutefois faire mon mea culpa: j’ai eu énormément de mal à apprécier sa musique. Ou tout du moins, j’étais à la base plutôt client de ce qu’il faisait lorsqu’il était chez Awful Records, l’un des labels indie les plus influents des dernières années, et tenu par ce vrai Father. C’est-à-dire autour de 2015. Mais lorsqu’il a commencé son virage artistique et commencé à jouer sur la répétition, les phases ultra-simplistes et le pitch en mode baby voice, je l’ai renié en bloc. Ce n’est qu’en 2018 avec la sortie de Die Lit que j’ai renoué avec sa musique, et que j’ai enfin percuté le génie du garçon. Maintenant lui et moi sommes totalement réconciliés. Voilà pour la petite histoire dont tout le monde se cogne. Mais il fallait que je m’exorcise, je me sens mieux là, ah oui.

Tout cela pour dire que Carti a eu en quelques sortes 2 carrières, la période Awful, et la période AWGE/Interscope. C’est désormais une figure très polarisante, comme je le disais au début. La comparaison avec un artiste incompris tel que Thug est assez évidente à faire, mais rétablissons la vérité: Carti n’arrivera jamais au niveau de la chèvre. Et cela n’enlève rien à son talent pour autant. Il en reste que c’est un innovateur et qu’il a le mérite d’amener quelque chose de nouveau. Lorsqu’il s’associe à Mexikodro, StupidXool ou Pi’erre Bourne, c’est de la pure magie qui se forme en ondes sonores. Et quand il se retrouve avec son compère Petit Uzi, ils forment une tag team extrêmement efficace.

Il y a de gros débats entre les différents camps des stans de Carti sur ses choix de carrière. Certains voient comme une trahison le fait qu’il se soit tiré d’Awful sans jamais se retourner et qu’il agisse comme s’il ne les avait jamais connus. D’autres, qui en plus d’être des stans de Carti, sont des A$AP b0yz jusqu’au bout des shorts Pyrex, n’en tarissent pas d’éloges sur son association avec le collectif de Harlem. Personnellement j’en ai rien à branler et je vous laisse vous faire votre avis sur la question.

Sir Cartier (son premier pseudonyme, qu’il a gardé jusqu’en 2012) a tout comme le Jeune Voyou une fâcheuse tendance, en plus de sa grande productivité, à fiévreusement publier des snippets de ses morceaux sur la toile. Soit cela, soit ce sont ses collaborateurs qui le font pour lui ou dans son dos. De là, toujours le même schéma… La convoitise des fans grandit, certains en arrivent à être prêts à débourser des milliers de dollars pour acquérir tel ou tel morceau, etc. On pense évidemment au snippet de Kid Cudi/Pissy Pampers, qui a rapidement revêtu l’habit de saint Graal, et qui une fois fuité en version complète, a été uploadé sur Spotify par un utilisateur inconnu. Le morceau a atteint la 1ère place du Spotify Viral 50 Chart en mai 2019. C’est dire l’engouement que cela provoque. Pareillement, le snippet de Cancùn a été repris dans bon nombre de memes vidéos sur Twitter par exemple. C’est un véritable business dont on parle ici, qui brasse des milliers de dollars mensuellement. Puisqu’il ne passe évidemment pas un mois sans qu’un, deux, ou trois morceaux de Carti finissent dehors.

J’ai nommé les deux premières compilations respectivement RIP YAMS et RIP Fredo. Carti était très proche de ces deux personnes géniales parties trop tôt. On se rappelle tous du concert où Carti a joué Long Time et a fondu en larmes, peu après le décès de Fredo. C’est d’ailleurs de là que provient la cover de la compilation. Donc je le répète encore une fois: que Fredo et Yamborghini reposent en paix. La troisième et dernière du lot, quant à elle, s’intitule WHOLE LOTTA WAIT, un prélude à l’album en quelque sorte.